LA PRESSE OU VITE UN MAGAZINE

22 mai 2016




Depuis un certain moment,je me tâtais à écrire sur la presse féminine. Cette presse que j'adorais lire auparavant et qui a malheureusement fini par me lasser. Cela est peut-être du au fait qu'elle ne se renouvelle pas, que les articles se ressemblent d'années en années et que le type de mannequins/modèles ne change pas. Elle semble si déconnectée que ce soit sur la forme ou encore le fond.

Par exemple certains sujets abordés surtout ceux concernant les beautés  racisées sont complètement farfelus , inutiles voire a coté de plaque. Nous assistons clairement à un manque de connaissance visible sur certains sujets. N'est ce pas ELLE qui a nous sorti un des ses grands articles sur la tendance des nappy hair mais dont le contenu est risible et aberrant. Mais encore, il n'y avait que ELLE cela serait parfait mais c'est presque l'ensemble des titres féminins qui ont mis la main à la pâte. Le manque de diversité est juste inquiétant ce qui illustre certaines méconnaissances/erreurs sur certains sujets. Si vous souhaitez écrire sur les cheveux afro ou autre, essayez d'avoir des personnes spécialistes ou du moins aptes qui pourront rédiger. De plus la diversité sur les couvertures et dans les articles ne serait pas de trop. Nous voyons une fille ronde en couverture tous les neufs mois (et encore) et une beauté racisee tous les un ans (dépend du magazine).

Ainsi on y voit tout : grossophobie ou comment perdre 5 kilos avant le début de l'été pour ressembler à la resplendissante Kate Moss (bien qu'il n'a pas de honte à lui ressembler) ou critiquer le poids d'une personne avec comme commentaire : Le poids qui dérange , c'est cool pour les lectrices ayant un problème de poids, mais vous aurez aussi droit à des pages spéciales régimes minceurs puis à  une recette pour préparer le meilleur moelleux au chocolat, cherchez l'erreur . 

Néanmoins, ce n'est pas le souci majeur de la presse. En effet, le vrai problème est le manque de contenu divers, j'ai passé toute mon adolescence à lire Glamour, Grazia and co et c'est toujours la même chose en revue, parfois on a juste l'impression d’être prise pour des débiles vu ce qui est prodigué. A force de constat , on peut voir cette presse a une cible assez particulière : working girl 25-35 ans, diplômée, parisienne et avec des moyens financiers assez élevés pour ne pas dire bourgeoise.

« Je lis la presse féminine depuis mes 14-15 ans environ, je la lisais pratiquement chaque semaine, puis il y a environ deux ans j'ai arrêté parce que je me reconnais pas du tout dedans, que ce soit dans les articles société ou bien dans la vision beauté des femmes que la presse féminine véhicule (toujours blanche, mince, parisienne, ayant pas mal d'argent etc.), et surtout je la trouve caricaturale.


Ce qu'il faudrait changer dans la presse féminine c'est déjà plus de représentation des femmes non-Blanches. En la lisant, on a vraiment l'impression qu'elles existent pas. Ensuite il faudrait arrêter d'y caricaturer les femmes, arrêter de donner des conseils sexe totalement sexistes (cf l'article de ELLE qui disait que la pipe était le ciment du couple). Ensuite, il faudrait diversifier les rédactions. Si les rédactions étaient pas exclusivement blanches, il n'y aurait pas autant d'articles remplis de stéréotypes racistes (et en plus ça leur éviterait des polémiques !). Je parle de diversifier pas seulement du point de vue de la couleur de peau, mais également d'un point de vue classe. Puisque la plupart des rédactions proviennent de milieux aisés (le piston règne beaucoup dans ce milieu), et ça s'en ressent dans les articles, complètement déconnectés de la réalité (financière) des femmes. » Christelle 


Pour finir, parlons de la  publicité omniprésente qui peut constituer jusqu à 80 % des pages du magazines. Puis vous n'avez pas envie de lire un magazine constitué de 90% de pubs surtout en voyant les prix qui vont de 1,80 à 6 euros et ainsi avoir l'impression de voir votre argent partir en fumée. Des publicités pratiquement de luxe avec un public ciblé, mais est que les rédactions sont au courant que toutes leurs lectrices n'ont pas les moyens de s'acheter le sac Céline à 1500 euros  ou les bottes Miu Miu à 400 euros ? Je ne dis pas que les pubs de luxe devraient être bannies mais qu'on devrait plutôt les rendre légèrement plus réalistes. Après si ça colle aux cibles que le magazine souhaite toucher parfait, mais du coup on fait comment pour les autres ? Il devrait y avoir de l'entre gamme ( pour une relativisation des pubs ) soit c'est du HM soit du Balenciaga. A souligner que cela tranche avec l'image/représentation socio professionnelle des rédactions .

J'attends un nouvel éveil de la presse, je ne dis pas que toute la presse est à jeter mais que de nouvelles innovations sont faites.   
Photo from ELLE US. 

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