FÉMINISME QUAND TU NOUS TIENS / SUIS JE FÉMINISTE ?

20 juin 2016


"On ne naît pas femme : on le devient... C'est l'ensemble de la civilisation qui élabore ce produit intermédiaire entre le mâle et le castrat qu'on qualifie de féminin." Simone de Beauvoir

 Lorsqu’on entend le mot « féminisme » une myriade de pensées plus ou moins contradictoires apparaissent. Grand « mouvement » révolutionnaire et égalitaire commencé au siècle dernier il ne laisse personne indifférent.

Après plusieurs petites recherches l’une des définitions la plus simple à comprendre que j’ai pu trouver selon moi est celle-ci :

 Le féminisme est un ensemble de mouvements et d'idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, établir et atteindre l'égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale ainsi que juridique entre les femmes et les hommes.
Si le terme « féminisme » ne prend son sens actuel qu'à la fin du XIXèmesiècle l’objectif principal de cette première vague féministe est de réformer les institutions, de sorte que les hommes et les femmes deviennent égaux devant la loi : droit à l'éducation, droit au travail, droit à la maîtrise de leurs biens et droit de vote constituent les revendications principales de cette période.

Pour ma part en tant que jeune femme portée sur le monde et l’actualité en générale je me suis toujours demandée si j’étais féministe. Il y a quelques temps déjà j'ai pu assistée à une conférence sur le féminisme et cela m’a conduit à me poser énormément de questions sur ma place au sein de la société dans laquelle nous vivons, en tant que femme engagée ou non.

Vous savez auparavant pour être honnête, la question des droits de la femme et sa place en société m’importait peu, car dans mon entourage proche jamais je n’avais entendu de débats sur les récriminations que pouvait avoir les femmes. Ce n’était pas un « truc pour nous » et d’ailleurs quand j’y pense le féminisme était mal vu. Pour certaines personnes de mon entourage les féministes n’étaient que des syndicalistes de bas-étage montrant leurs seins (Merci les Femens) et faisant du boucan à tout va.

Cependant avec mon avancée (si je puis dire) dans la vie et dans les études j’ai commencé à prendre du recul sur certaines choses que j’avais pu lire ou entendre tout en développant un intérêt grandissant pour ce mouvement si vaste et mystérieux. Forger sa propre opinion il n’y a que cela de vrai chers lecteurs …

Avec la création du blog et les articles qui ont en découlé cela m’a permis d’approfondir mes connaissances et mes idéaux. J'ai commencé à relever tout ce que subissaient les femmes à cause de leurs sexes dans les médias ainsi que dans la vie de tous les jours.
Toutefois je me suis rendue compte que malheureusement ce féminisme que je voyais et entendais me laissait perplexe.
Entre autres car en tant que femme racisée je me sentais incomprise, non représentée et ma foi délaissée. Bien qu’il fût créé POUR et PAR des femmes ce féminisme-là n’était pas le mien.

En effet de nombreuses femmes issus d’ici et d’ailleurs sont écartées du mouvement féministe français dû à mon sens, à un manque flagrant de représentativité.

Fort de ce constat, et en faisant des recherches sur les différents courants féministes à travers le Monde l’un d’entre eux à particulièrement attiré mon attention : le féminisme intersectionnel.

Tout d’abord avant d’entrer dans le vif du sujet je me devais de vous faire un petit point information sur ce qu’est l’intersectionnalité.

L’intersectionnalitéest une notion employée en sociologie et en réflexion politique, qui désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de domination ou de discrimination dans une société.Ce terme fut créé par l'universitaire féministe américaine Kimberlé Crenshaw en 1981.
Le féminisme intersectionnelaurait donc pour objectif de mieux prendre en compte les problèmes des femmes subissant d'autres discriminations en plus du sexisme, c'est-à-dire les personnes qui subissent plusieurs oppressions en même temps.Ce courant cherche principalement à porter les revendications des femmes non-blanches issus de minorités.

Les féministes intersectionnelles ne s'intéressent pas à chaque discrimination de façon séparée, mais cherchent à comprendre comment les différentes discriminations se conjuguent et forment une oppression spécifique Elles reprochent aux associations féministes plus traditionnelles de parler de problèmes qui ne les concernent pas directement, à la place des femmes qui vivent réellement ces situations.

J’ai par le passé entendu maintes et maintes fois des discours à propos des femmes issus de minorités mais jamais ne venant des principales concernées. Vous me direz sans doute que nous n’avons pas besoin de forcément appartenir à telle ou telle catégorie (que soit ethnique, sociale ou religieuse) pour défendre une cause.
MAIS toujours est-il que lorsqu’on fait un constat il est clair que les femmes racisées ont beaucoup moins de visibilité dans le paysage médiatique, pas parce qu’elles n’existent pas mais bien parce qu’on ne les montre pas. C’est ce caractère excluant que reprochent les féministes intersectionnelles aux associations qui, selon elles, n'incluent pas suffisamment les femmes non-blanches dans leurs luttes.

Vous savez, avant toutes ces recherches et cette prise de conscience je correspondais à ce type de filles qui avait pour à priori qu’une femme devait s’en tenir à une certaine hiérarchie, qu’elle devait rentrer dans une certaine respectabilité et avoir une certaine morale. J’ai pris un certain temps avant de me rendre compte que je faisais sans aucun doute fausse route. Il suffit juste de d’observer l’actualité, les réseaux sociaux et même autour de soi pour se rendre compte que certaines incohérences existent au sein de notre société.

En effet notre société actuelle est en quelque sorte issu d’une ancienne société dite « patriarcale ». Mais qu’est-ce que le patriarcat ?

Le patriarcat (« droit paternel », ou « ordre social paternel », est un modèle de société structuré sur la filiation paternelle, et où l’autorité parentale légale est exclusivement paternelle : la mère n’a aucun droit sur l’enfant. Le père et non la mère détient la propriété, c’est à dire le pouvoir réel : sur l’enfant, la maison, la terre, les richesses.

Dans sa version contemporaine, le concept de « patriarcat » entend mettre en évidence la spécificité de l’oppression des femmes au sein de la société.

L’oppression des femmes dure depuis des siècles et concerne l’ensemble des domaines de la vie sociale - du lieu le plus public aux aspects les plus intimes des relations humaines. L’envie d’éradiquer cette oppression contribue fortement aux motivations des militantes féministes.

Cette oppression à l’encontre des femmes est à la fois similaire et très différente des autres oppressions. Similaire car le mépris ressemble toujours au mépris. Différente en ce que la cible de l’oppression est dans ce cas la majorité de la population, pas une minorité. Différente également car aucun autre groupe opprimé ne partage si intimement la vie quotidienne de son « oppresseur ». L’enracinement social n’en est que plus fort.

Il est vrai que les femmes n’ont jamais cessé de se battre pour défendre leurs droits cependant j’aimerais aborder le cas de celles qui se sentent rejetées de ces causes comme je le disais plus haut en vous parlant de l’afroféminisme.

Pour ma part l’afroféminismea été une vraie révélation car comme beaucoup de jeunes femmes noires nées et vivant en France j’ai été malheureusement victime des stéréotypes liés aux femmes noires durant ma scolarité.
Lorsque que j’en parlais autour de moi j’avais souvent le droit, bien évidement à des remarques du style : « ne le prends par pour toi ce ne sont que des plaisanteries ». Je me sentais incomprise par les membres de mon entourage qui ne voyaient pas où était le problème.  Des siècles et des siècles de conditionnements sociales ne peuvent pas s’effacer ainsi me direz-vous.

 Mais toujours est-il que je n’avais personne à qui parler de ce que je vivais quotidiennement.
A croire qu’en plus d’être une femme (comme si ce n’est pas assez difficile comme ça), ma couleur de peau faisait office de « défaut » supplémentaire. Je vous laisse imaginer l’état d’esprit qu’on peut avoir lorsqu’on est une adolescente pas sûre d’elle et en pleine construction.

L’afroféminismeest un mouvement apparu pendant la période d’émancipation féministe des années 1970, dans la mouvance du Black Féminisme (féminisme noir). L’afro-féminisme prend cependant en compte les enjeux spécifiques liés à l’histoire de la diaspora afropéenne (colonisation et post-colonisation), et aux discriminations particulières auxquelles font face les femmes racisées.

Mis à l’écart par « le mouvement féministe blanc », l’afro-féminisme incarné par les afro-descendantes (d’Afrique, d’Europe et des diasporas) est étroitement lié à l’intersectionnalité. Elles luttent en effet contre les discriminations de genre, race, classe, sexualité, religion.
L’afro-féminisme se manifeste particulièrement en France via les réseaux sociaux, blogs et cyber-mouvements. Ce mouvement identitaire a été créé POUR et PAR des femmes qui se sentent invisibles médiatiquement, assimilées à la délinquance et à l’exotisme. Ces femmes tentent, de leur côté, de se détacher de cette image stéréotypée façonnée par les hommes mais aussi par les personnes occidentales en général, en essayant de se défaire des diktats de beauté qui les poussent à ressembler aux femmes occidentales.

 Lorsque j’ai découvert l’afro-féminisme, une part de moi-même s’est senti en quelque sorte apaiser. Je n’étais plus seule car d’autres femmes comme moi avaient vécues des expériences similaires à la mienne. Comme pour moi, le chemin vers l’acceptation de soi en tant que femme puis en tant que FEMME NOIRE avait été tout aussi long et semé d’embuches. J’ai souvent eu le droit à des réflexions de ce type par d’autres filles noires comme quoi j’étais dans la victimisation en me basant sur ma couleur de peau car je n’avais pas confiance en moi. Ces dernières n’ayant jamais entendu de telles remarques.
J’ai envie de dire please wait a minute : Même si tu ne te sens pas concernée par le racisme, ne décrédibilise pas le discours de ceux qui l’ont vécu.

Cette citation de Rokhaya Diallo résume selon moi un des enjeux majeurs de l’afro-féminisme :

 « Les féministes blanches veulent se départir des attributs de beauté que les diktats leur imposent et qui les infériorisent vis-à-vis des hommes. Mais pour les Noires, auxquelles on a toujours dit que leurs traits étaient laids, le fait de se battre pour que ces attributs soient reconnus comme beaux prend tout son sens. Notre revendication est d’affirmer que notre corps est aussi beau que les autres alors que nous sommes invisibles médiatiquement.
Les femmes sont soumises à des diktats de beauté présentés comme la norme par la plupart des médias occidentaux : l’image d’une femme grande, mince, avec une peau parfaite est souvent montrée comme étant le modèle à suivre. La majorité des féministes combattent cette image faussée vendue par les industries de la mode et de la beauté.
Cependant pour une femme noire l’effet de ces diktats est encore plus destructrices car avec une peau sombre, des cheveux crépus et un nez épaté il est quasiment impossible d’atteindre une norme déjà difficile à atteindre par une femme blanche de base.

En plus de diffuser les images d’un archétype de beauté imaginaire et impossible à atteindre, les médias font implicitement comprendre aux femmes noires que leur physique est à l’opposé d’une norme incluant les cheveux européens, la peau claire et le nez fin.

Peu à peu se crée un réel manque d'estime de soi, de sa couleur et de son être tout entier le plus souvent inconsciemment. Ces femmes engloutissent des fortunes en produits éclaircissants, en perruques ou en défrisant pour tenter de se rapprocher d’un physique caucasien.
Les produits éclaircissants qui contiennent des éléments gravement dangereux pour la santé et interdits à la vente sur le sol français mais il est tellement facile de s’en procurer que cela en devient risible. En plus de mettre leur santé en danger ces femmes n’hésitent plus à avoir recours à la chirurgie.
Avant l’apparition d’actrices à la peau foncée comme Lupita Nyong’o, l’écrasante majorité des femmes noires médiatisées étaient Beyoncé, Rihanna, Tyra Banks et d’autres célébrités à la peau claires et aux cheveux lisses.

Les femmes noires ayant un teint foncé et les cheveux crépus ont été persuadées pendant longtemps que leur physique étaient considérés comme disgracieux. En plus de lutter contre les diktats véhiculés par les magazines et les médias, les féministes noires tentent d’exister médiatiquement afin de se réapproprier un corps qu’elles ont longtemps rejeté.
En étant à la fois discriminée par le fait d’être noire et d’être femme, les Noires sont au cœur des questions liées à l’intersectionnalité. En créant leur propre mouvement et en se réappropriant le féminisme, elles ont tenté d’exister là où elles n’étaient pas représentées du fait de leur appartenance à deux catégories discriminées dans la société occidentale.
Même si les principaux mouvements et revendications afro-féministes sont nés et se sont développés aux États-Unis, l’afroféminisme a toujours existé et été revendiqué en France, mais son appellation n’a été médiatisé que depuis quelques années seulement.

Avez-vous remarqué que les femmes noires sont invisibles dans les médias ? En France, il n’existe pas d’actrices noires dans les films, et quand elles y sont, c’est souvent associé à des stéréotypes. Lorsque je suis allée voir Bande de filles de Cécile Sciammace dernier fut considéré comme une petite révolution tant il était inédit de voir des femmes noires à l’affiche d’un film français. Ce film fut une sorte de faux-espoir car il donnait malheureusement une image trop clichée et caricaturale des femmes de banlieue.

 Les féministes noires doivent en plus de lutter contre les injonctions sociétales, mener un combat pour représenter la femme noire dans les publicités, les films, à la télévision ou dans les magazines de manière positive et non comme la matriarche faisant beaucoup d’enfants ou encore la délinquante.
En plus de devoir affirmer qu’une femme est aussi capable qu’un homme, les femmes noires doivent prouver qu’une noire est aussi compétente et légitime qu’une blanche.

L’afro-féminisme n’est pas un rejet du féminisme « classique » mais une manière de s’intéresser aux personnes rendues invisibles par leur genre et leur couleur de peau, vivant une double discrimination qui se traduit d’une manière très différente de celle qu’aborde le féminisme « ordinaire ».
Il est nécessaire que les femmes noires commencent à s’aimer telles qu’elles sont que soit physiquement ou mentalement. Pour cela, il est nécessaire que l’afroféminisme continue à promouvoir une image positive et cherche à médiatiser des modèles auprès desquels les Noires peuvent s’identifier.

Les personnes racisées ne sont pas différentes des blancs parce qu’elles sont noires, asiatiques ou métisses ! Il faut juste à mon sens que la société apprenne à ne plus faire une focalisation constante sur la couleur de peau ou les origines ! Bon sang la France est mon pays. Je connais plus Paris que la Côte-d’Ivoire. Mais comment faire dans un contexte « structurellement raciste » ?

Il y a des milliers d’enfants nés en France qui n’ont jamais mis ne serait-ce qu’un orteil dans leur pays d’origine et on leur en tient constamment rigueur.

Pour ma part, j’ai toujours « assisté » à la culture de mon pays d’origine, je ne l’ai jamais vécue. Je voyais mes parents aller à des fêtes traditionnelles, parler ma langue d’origine, je mangeais les délicieux plats que ma maman me préparait… Toutefois, je n’ai jamais été active dans tout cela : à par comprendre ma langue et répondre en français ! J’aurais pu, j’aurais même voulu, mais ça n’a pas été le cas. J’allais en vacances certes mais je me suis toujours sentie étrangère là-bas même si j’adore mon pays d’origine.

Après ce petit coup de gueule en bonne et due forme revenons au féminisme et à l’afroféminisme.

 Est-ce que je suis féministe ? Voir même afroféministe ?
Je ne pense pas que je suis féministe, je le deviens. Mais le chemin est parfois rude lorsque je vois l’acharnement qu’il peut y avoir dans les médias ou sur les réseaux sociaux notamment sur Twitter.
Je trouve cela tellement dingue lorsque ce que je lis les réactions démesurées de certains internautes. On ne devrait pas avoir peur de se revendiquer féministe.
En quoi une femme qui assumerait sa sexualité serait-elle une salope ? Une femme défendant ses idéaux et donc ne rentrant pas dans un moule moralisateur serait-elle DONC une femme de petite vertu aka une PUTE ? Je vous le demande chers lecteurs.

Je pense que le féminisme est nécessaire dans une société où, l’initiative ne viendra jamais des hommes elle doit se faire PAR des femmes et POUR les femmes.
Photo from Teen Vogue (shot by Tyrone Lebone)

4 commentaires

  1. Superbe article. Mais j'ai une question, étant maghrébine et donc africaine, ai-je le droit de me revendiquer afrofem même si je n'ai pas la peau noire ? C'est en effet le mouvement féministe qui me correspond le plus, celui dans lequel je me sens le plus à l'aise et comprise (comme toi, j'ai ressentie un soulagement en apprenant son existence), mais je crains d'offenser les féministes noires si j'ose me sentir des vôtres. Qu'en penses tu ? Est ce que le terme de féministe intersectionnelle me sied mieux ?

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    1. Bonsoir Boulette ,

      Nous sommes heureuses de te lire . Nous avons deux réponses à ton commentaire .
      Dian : je pense que le terme intersectionnelle te sied mieux .
      Thyna : Alors je pense que même si elle n'est pas noire elle est peut se revendiquer comme afro-femininiste car justement l'un des piliers de l'afro-féminisme c'est le fait que les femmes qui ont créé ce mouvement se sentait exclue du "féminisme dit normal" en tant que femme noire et elle en étant magrebîne elle subit également les mêmes discriminations meme si c'est pas de la même manière . Moi pour moi cela ne m'offenserai pas si elle se revendique afro-fem ...

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  2. Slt les filles, je suis hyper contente d'etre tombee sur votre blog car je me demandais ou se situait la communaute "woke", Afro-fem en France. Depuis le lycee que je debat avec les notres afin d'essayer de creer une sorte de cohesion entre nous, je me souviens qu'on me cataloguais comme etant "pro-communautarisme" (comme si c'etait une insulte mdr), ce qui me fait penser aux Afro-fem qui se font traitees de "Rosa Parks" sur twitter, pour "oser" defendre nos droits et croient en plus que c'est un terme derogatoire.
    C'est aupres de mes meilleures amies, egalement Afro-fem, que j'ai trouve les reponses a pas mal de mes questions, que j'ai repris confiance en moi et que j'ai mieux su gerer mes relations, d'ou l'importance de ce mouvement, surtout avec notre generation ou les reseaux sociaux renforcent ces problemes de self-image. Trop de choses a dire mais je vais juste couper la en vous envoyant de la force pour la suite, j'ai adore lire cet article super informatif et ce serait bien qu'un jour, un meetup aie lieu afin de toutes nous rassembler pour partager et echanger.
    Dsl pour le manque d'accents, clavier qwerty oblige lol
    Bonne Continuation !

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    1. Bonsoir Anais,

      Ton message nous a fait très plaisir. Sache qu'il y a une communauté et que tu peux en trouver sur Twitter comme cela fut mon cas. J'ai rencontrée des filles extraordinaires :) Le pro communautarisme ou le pro noir on l'a tous connus d'ailleurs ca continue IRL et sur les réseaux. Noirte est le nouveau mot pour Rosa Parks ( cf : Misogynoir & Twitter). Nous avons appris beaucoup de choses sur nous mêmes avec l'afro féminisme. Si tu souhaites en parler viens sur Twitter ou FB,ca serait un plaisir de continuer cette conversation. Merci beaucoup pour ton commentaire. Y a différents événements organisés ou tu peux rencontrer pas mal de gens. ( cf : conference sur les femmes en Afrique organisée par l'Unesco jeudi dernier ). Mais oui un meet up serait génial !!!!

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